Le paysage, sur les terrains de la Cité Écologique

Visite de la Cité Écologique : conjuguer entrepreneuriat et respect de la Terre

Nous avons visité un magnifique écovillage dénommé la Cité Écologique, le samedi 20 juillet dernier. Cette grande communauté est située à Ham-Nord, dans la région des Bois-Francs.

L’arrivée à la Cité Écologique

Notre hôtesse, Nébesna, nous a accueillis dans le centre d’apprentissage en pratiques éco-communautaires et a débuté la visite par une présentation très instructive des 4 volets du Global Ecovillage Network (GEN) :

  • social
  • culturel (spirituel et éducation)
  • écologique 
  • entrepreneurial

Cette introduction m’a beaucoup plu, puisque ça nous a tous permis de bien camper les différents aspects de la vie en écovillage, et les éléments distinctifs à la Cité Écologique. Ce fut aussi un vif rappel que le regroupement GEN existe. Peut-être que nous devrions porter un peu plus d’attention à ce groupe, ici à Cohabitat Québec. Je vais donc essayer d’ajuster mes antennes, afin de rester à l’affut des plus récentes nouvelles et activités proposées par le réseau, au courant de l’automne.

Ce qui m’a beaucoup marqué de la visite de la Cité Écologique : la forte influence du volet entrepreneurial sur ces membres et ce qui me semble être une intégration tout à fait réussie.

La devanture de l'atelier-boutique Respecterre.
La devanture de l’atelier-boutique Respecterre.

L’industrie textile

Lors de cette courte visite de 3 heures, nous avons eu notamment la chance de visiter l’atelier-boutique Respecterre, qui fabrique des vêtements écologiques, à partir de fibres de coton et de chanvre biologique. Toute qu’une installation, qui est en fonction depuis les premiers balbutiements de l’écovillage, en 1984. Rapidement, nous avons compris que les résidents de la Cité Écologique vivent et travaillent presque tous sur le territoire de la communauté, dans les différentes entreprises créées au fil des années.

Les cultures biologiques

Ensuite, nous nous sommes promenés sur un très grand terrain (reboisé à divers endroits par plus de 22 000 arbres d’espèces variées), pour ensuite arriver à la ferme biomaraîchère. J’ai découvert, par l’entremise des questions d’un participant, qu’en agriculture biologique, les plantes doivent idéalement pousser dans le sol. Pourquoi? Dans la terre, on retrouve une plus grande variété de nutriments que ceux contenus dans les engrais et additifs que l’on doit nécessairement ajouter dans une culture de pot. À condition de réaliser une rotation intelligente des sols, afin que la terre se renouvelle, année après année.

Leur tas de compost est énorme! Ils brassent le tout avec de la grosse machinerie. On est loin de nos 4 gros bacs de bois, brassés à la fourche. Tout ce compost est ensuite ajouté comme amendement, un peu partout dans les différentes cultures de l’écovillage.

Parlant de cultures, ils ont quelques serres froides, quelques serres chaudes et une serre expérimentale, isolée à la « earthship », dans laquelle ils cultivent en aquaponie. Je connaissais les principes théoriques de l’aquaponie, mais voir le tout en vrai, c’est réellement fascinant.

40 % des récoltes sont consommés par les habitants de l’écovillage, tout le reste est vendu à des restaurants et des épiceries biologiques dans les environs de Victoriaville.

L'école, la salle communautaire et Kheops International.
L’école, la salle communautaire et Kheops International.

Le coeur de l’écovillage

Après la visite de la ferme maraichère, le petit groupe s’est déplacé vers la salle communautaire, annexée à la compagnie Kheops International. Cette compagnie fabrique des « cadeaux significatifs » et voici leur mission : Offrir des « cadeaux significatifs » qui éveillent la conscience, inspirent la beauté et l’harmonie tout en encourageant les fournisseurs respectueux de l’environnement et ayant le souci d’offrir des conditions éthiques et humaines pour leurs employés.

De ce que j’ai compris, c’est qu’ils fabriquent différents objets-souvenirs de toutes les religions et des accessoires pour bruler de l’encens, entre autres. Ils approvisionnent déjà plusieurs sortes de magasins : métaphysiques, ethniques, cadeaux, centres de jardinage, tabagies, aliments naturels, bijouteries et bien d’autres.

Rapidement, nous sommes entrés dans l’école et le grand centre communautaire.

L’éducation est assurée, du service de garde à la fin du secondaire, pour tous les enfants de la communauté. Ils respectent le projet éducatif du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, mais ajoutent leur petite touche dans le cursus, en proposant des activités culturelles variées ainsi que des cours reliés à leurs activités commerciales. Cette école alternative accueille également des enfants des villages avoisinants.

La salle communautaire est incroyablement grande! Elle est située à l’étage intermédiaire du grand bâtiment et propose un design d’amphithéâtre, annexée à la grande cuisine partagée.

C’est une salle multifonctionnelle aux différents usages : elle accueille notamment les membres de l’écovillage, à tous les midis la semaine, et un repas le dimanche. Le jeudi, c’est le soir de prise de parole, avant de diffuser au micro les dernières nouvelles de la communauté.

Le petit groupe avec lequel nous avons réalisé la visite de l'écovillage.
Le petit groupe avec lequel nous avons réalisé la visite de l’écovillage.

En bref

Tout au long de cette visite, nous avons donc abordé les 4 volets du GEN, à divers degrés. Le volet entrepreneurial est définitivement la force de la Cité Écologique, suivi rapidement par le volet écologique. Cette visite fut donc très inspirante.

Malheureusement, nous n’avons pas eu la chance d’observer les habitations privées. Sans nécessairement entrer à l’intérieur, j’aurais bien aimé voir les bâtiments, de l’extérieur.

La visite s’est donc terminée dans la grande salle communautaire, avant que nous reprenions doucement le chemin du retour, le long sentier qui mène vers le centre d’apprentissage en pratiques éco-communautaires.

De mon côté, en revenant tranquillement vers Québec, je me suis donné un défi, celui d’entretenir des relations significatives avec les membres d’autres communautés intentionnelles.

Merci Nébesna pour l’accueil.

Commentaires

Une réponse à “Visite de la Cité Écologique : conjuguer entrepreneuriat et respect de la Terre”

  1. Avatar de Liliane

    Allô Sylvain,

    Bonne idée de nous partager votre passage à la Cité écologique de Ham-Nord. J’ai hâte qu’on puisse partager avec vous nos quelques visites et échanges lors du cheminement de CQ.
    Cela dit,
    Je tente de motiver nos apprentis-sages à nous organiser des sorties, balades et voyages mais à survoler tes photos je pense que tu pourrais être un meilleur collaborateur dans mes désirs d’escapades.
    On s’en parlera aussi si tu veux bien.

    Bonne soirée,
    Liliane

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